top of page

THEORIE POLYVAGALE

Une clé de lecture essentielle pour comprendre les réactions au stress et aux traumatismes.

La théorie polyvagale : comprendre comment notre système nerveux nous protège

Nous venons au monde avec un besoin fondamental : 

Nous sentir en sécurité et en lien avec les autres

 

Tout au long de notre vie, notre système nerveux autonome surveille en permanence notre environnement, notre corps et nos relations. Son rôle est simple : évaluer si nous sommes en sécurité ou en danger.

Le système nerveux autonome est notre système de régulation interne. Il veille au bon fonctionnement de notre organisme en orchestrant des fonctions vitales telles que la respiration, le rythme cardiaque ou la digestion, pression artérielle, température interne, transpiration, sécrétions hormonales, système immunitaire, digestion, fonctions urinaires et sexuelles sans que nous ayons à y penser. 

 Son rôle réside également dans une surveillance permanente de notre environnement afin de vérifier si l’on est bien en sécurité. Cette évaluation se fait automatiquement, sans que nous en ayons conscience. Le Dr Stephen Porges, qui a développé la Théorie Polyvagale, a nommé ce processus la neuroception.

Il s'agit de la capacité de notre système nerveux autonome à détecter, sans faire intervenir les parties conscientes de notre cerveau, les signes de sécurité, de danger ou de menace vitale, avant même que nous en ayons conscience.

Selon ce qu'il perçoit, notre système nerveux modifie notre état intérieur afin de nous aider à survivre. Ces réactions ne sont pas des choix. Elles sont des stratégies biologiques de protection.

C’est à cette fonction de surveillance et de réaction au danger que s’intéresse la Théorie Polyvagale. 

« Nous ne choisissons pas nos réactions. Notre système nerveux évalue en permanence si nous sommes en sécurité, en danger ou face à une menace, et c'est seulement ensuite que notre esprit cherche à comprendre et à donner du sens à notre expérience. »

Face à un danger : Trois états pour assurer notre survie

Selon le niveau de danger ou de sécurité, notre système nerveux s’organise selon 3 modalités :

 

Le mode de l'engagement et du lien social, lorsqu'il se sent en sécurité

Le mode de la mobilisation pour répondre à un danger

Le mode de l'effondrement ou du figement, lorsque le danger semble impossible à éviter.

Nous nous sentons présents, reliés à nous-mêmes et aux autres. Notre respiration est fluide, notre rythme cardiaque régulier et notre attention disponible. Nous pouvons réfléchir, créer, apprendre, coopérer et faire face aux difficultés avec souplesse.Dans cet état, il est plus facile de ressentir de la curiosité, de l'intérêt, de la confiance et de la joie. Nous avons accès à nos ressources et pouvons résoudre des problèmes, solliciter du soutien lorsque nous en avons besoin et profiter pleinement de la vie.C'est l'état dans lequel nous pouvons véritablement nous sentir vivants.

L'état de sécurité et de connexion

TPV - Sécurité
TPV - réponse Attaque ou Fuite

Lorsque le système nerveux détecte un danger ou une menace, réelle ou perçue, il quitte cet état de sécurité pour entrer dans un état de survie. Cette réponse est naturelle, adaptative et indispensable à notre protection. Elle nous permet de réagir rapidement face à une situation difficile ou dangereuse.La première réponse est celle de la mobilisation qui mobilisent l'énergie nécessaire pour faire face au danger (Attaque) ou s'en éloigner (Fuite).Cet état est utile lorsqu'une action est nécessaire. Il nous permet de nous défendre, de poser des limites, de réagir rapidement ou de nous mettre à l'abri.Cependant, lorsqu'il devient chronique, il peut se traduire par de l'anxiété, de l'irritabilité, de l'agitation, des difficultés de concentration ou un sentiment permanent d'urgence.

 L'état de mobilisation : Attaquer ou fuir

Lorsque le danger semble impossible à éviter ou à surmonter, le système nerveux peut activer une stratégie plus ancienne : le figement. Dans cet état, l'énergie s'effondre. Nous pouvons nous sentir engourdis, déconnectés, vides ou absents. Certaines personnes décrivent une impression de brouillard mental, de fatigue extrême ou de détachement émotionnel.Cet état n'est pas un choix. C'est une stratégie de survie mise en place par l'organisme lorsque celui-ci estime qu'il n'existe plus d'autre solution.

L'état d'effondrement ou de figement

TPV -Effondrement

Anatomie

La théorie Polyvagale a mis en évidence que ces 3 réponses possibles sont soutenues par l’anatomie du système Nerveux Autonome. 

 

Le système nerveux autonome est composé de deux grandes branches : 

le système sympathique et le système parasympathique.

 

Le système sympathique est responsable de la mobilisation de l’énergie nécessaire pour agir dans le monde. C’est lui qui nous permet de nous lever le matin, de nous mettre en mouvement, de nous concentrer, de relever un défi, de pratiquer un sport ou de nous adapter à une situation qui demande un effort.

Lorsqu’un danger est perçu, c’est ce système qui est engagé pour la réponse d’attaque ou de fuite.

 

Selon la théorie polyvagale, le système parasympathique comprend deux circuits distincts : 

la voie vagale ventrale et la voie vagale dorsale.

La voie vagale ventrale s’occupe de la sensation de sécurité et de l’engagement social. 

La voie vagale dorsale s’occupe du sommeil, du repos, de la digestion, la récupération et la régulation de l’organisme. C’est également cette voie qui intervient lorsque le danger est trop important ou qu’aucune issue n’est possible perçue. Elle peut alors conduire à des réactions de figement, de retrait ou d’effondrement.

Lorsque nous nous sentons paralysés, « anesthésiés » ou « absents », c’est que le système vagal dorsal a pris le contrôle.

Une hiérarchie naturelle des réponses

TPV- Echelle des réponses

Stephen Porges a montré que ces trois états s'organisent selon une hiérarchie.

Pour mieux comprendre ces changements d'état, on peut imaginer une échelle.

En haut de l'échelle

Lorsque nous nous sentons en sécurité, nous sommes au sommet de l'échelle.Nous avons accès à nos capacités de réflexion, à notre créativité et à notre capacité de relation. Nous pouvons prendre du recul, résoudre des problèmes et profiter pleinement de la vie.Dans cet état, il est plus facile de prendre soin de soi, de travailler efficacement, de jouer, de se reposer et de créer des liens satisfaisants avec les autres.

 

Au milieu de l'échelle

Quand quelque chose active une sensation de danger, nous descendons vers l'état sympathique.Nous devenons plus vigilants. Notre attention se concentre sur ce qui pourrait mal tourner. Nous sommes davantage dans l'action que dans la réflexion.

À ce niveau, le monde peut sembler exigeant, menaçant ou imprévisible.

En bas de l'échelle

Lorsque la mobilisation ne suffit plus, nous pouvons glisser vers l'état vagal dorsal. L'énergie diminue fortement. Les contacts sociaux deviennent difficiles. Nous avons parfois l'impression que rien n'a vraiment de sens ou que nous n'avons plus les ressources nécessaires pour avancer.

Dans cet état, même les tâches les plus simples peuvent demander un effort considérable.

Comment nous montons et descendons l'échelle

Ces changements peuvent se produire plusieurs fois par jour.Imaginez que vous soyez en train de travailler sereinement sur un projet qui vous plaît. Vous êtes concentré, efficace et relativement détendu.Puis vous recevez un message inattendu vous annonçant un problème important à régler rapidement. Votre cœur accélère, votre attention se focalise immédiatement sur la situation et vous commencez à chercher des solutions. Vous êtes passé dans un état de mobilisation.Si vous trouvez rapidement une réponse satisfaisante, votre système nerveux retrouve progressivement un sentiment de sécurité et vous remontez vers l'état de connexion.À l'inverse, si les difficultés s'accumulent et que vous avez le sentiment de ne plus avoir de prise sur les événements, vous pourriez ressentir de la lassitude, du découragement ou l'envie de tout abandonner. Vous vous rapprochez alors de l'état d'effondrement.Un autre exemple fréquent concerne les relations.Vous passez une agréable soirée avec des proches lorsque quelqu'un fait une remarque que vous interprétez comme une critique. Vous ressentez d'abord de la tension ou de la colère. Puis, si cette blessure réactive un sentiment plus ancien de rejet ou d'exclusion, vous pouvez progressivement vous renfermer et vous sentir seul au milieu des autres.

Ce ne sont pas les événements eux-mêmes qui déterminent nos réactions, mais la manière dont notre système nerveux les interprète

Pourquoi cette théorie est-elle utile ?

La théorie polyvagale nous aide à comprendre que nos réactions ne sont pas des défauts de caractère ni des signes de faiblesse.L'anxiété, la colère, le retrait, la dissociation ou l'épuisement peuvent être compris comme des réponses adaptatives de notre système nerveux face à ce qu'il perçoit comme une menace.Cette compréhension change profondément notre regard sur nous-mêmes.

 

Au lieu de nous demander : « Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? », nous pouvons commencer à nous interroger autrement :« Que cherche à protéger mon système nerveux ? »

 

En apprenant à reconnaître nos différents états, nous développons progressivement une meilleure capacité d'autorégulation. Nous devenons plus attentifs aux signaux de notre corps, plus conscients de nos déclencheurs et plus capables de retrouver des expériences de sécurité.Le but n'est pas de rester en permanence dans un état de bien-être parfait. La vie implique naturellement des moments de stress, de mobilisation et parfois même de repli. L'objectif est plutôt de développer suffisamment de sécurité intérieure pour pouvoir revenir plus facilement à un état de connexion après les périodes difficiles.Plus nous apprenons à reconnaître les différents états de notre système nerveux, plus nous développons notre capacité à revenir vers un sentiment de sécurité. Cette connaissance ne nous permet pas d'éviter les difficultés de la vie, mais elle nous aide à les traverser avec davantage de conscience, de souplesse et de compassion envers nous-mêmes.C'est dans cet espace de sécurité, de présence et de lien que nous pouvons pleinement vivre, grandir et entrer en relation avec les autres.

Activité indépendante libérale
SIRET 750793622

4 Rue Lavoisier 75008 Paris

06.18.66.63.85

Code de déontologie

  • LinkedIn

Stress Paris - Gestion des émotions Paris - Dérégulation émotionnelle Paris – Difficulté relationnelle - Relations conflictuelles Paris - Relations de couple difficiles Paris - - Difficultés relationnelles Paris - Traumatisme Paris - Impulsivité Paris - Dépendance affective Paris – Détachement affectif Paris – Colère excessive Paris – Timidité – Echec à répétition Paris - Manque d'autonomie Paris - Jalousie excessive Paris – Stress – Anxiété – Phobie – Peur de la foule – peur des gens – Angoisse – Peur de ne pas être à la hauteur – comportement à risque – solitude – isolement - Thérapie Paris, santé mentale Paris, blessures du passé Paris, guérir son passé Paris, Intelligence Relationnelle Paris, bien dans sa vie Paris, vivre mieux Paris, guérir ses traumatismes Paris, prendre soin de soi Paris, anti stress Paris, thérapie corporelle Paris,   trouver son bonheur Paris, trouver un sens à sa vie Paris, angoisse, peur des gens, stress, colère, jalousie, sensation de perdre pied, impulsivité, peur de s’engager, dépendance affective, mal être émotionnel Paris, crise de panique Paris, solitude, perte de repère Paris, dépression, Stress   - Gestion des émotions   - Dérégulation émotionnelle   – Difficulté relationnelle - Relations conflictuelles   - Relations de couple difficiles   - - Difficultés relationnelles   - Traumatisme   - Impulsivité   - Dépendance affective   – Détachement affectif   – Colère excessive   – Timidité – Echec à répétition   - Manque d'autonomie   - Jalousie excessive   – Stress – Anxiété – Phobie – Peur de la foule – peur des gens – Angoisse – Peur de ne pas être à la hauteur – comportement à risque – solitude – isolement - Thérapie  , santé mentale  , blessures du passé  , guérir son passé  , Intelligence Relationnelle  , bien dans sa vie  , vivre mieux  , guérir ses traumatismes  , prendre soin de soi  , anti stress  , thérapie corporelle  , trouver son bonheur  , trouver un sens à sa vie  , angoisse, peur des gens, stress, colère, jalousie, sensation de perdre pied, impulsivité, peur de s’engager, dépendance affective, mal être émotionnel  , crise de panique  , solitude, perte de repère  , dépression

©2021 propulsé avec joie  par Sylvie Fraenkel

bottom of page